jeudi 1 mars 2012

Travailler chez soi - Toute une histoire


Ce billet me picote le bout des doigts depuis un bout de temps. Évidemment que je le voudrais léger et drôle avec une pointe de pertinence et de clairvoyance. Évidemment, je n'ai pas éructé comme je le souhaitais. Que ce soit clair, je suis consciente de la pénibilité de certaines tâches bien plus lourdes. Si j'en parle ici c'est que dans la réalité, mon entourage ne peut pas vraiment comprendre et qu'en discutant avec Cécile, Ame, Sophie ou Elodie, l'écho était sensiblement le même. Peut-être, que parmi vous, quelques-uns pourraient partager leur expérience (et conseils !). 

Je travaille à la maison. Chance, bonheur, gloire à celle que je vénère par-dessus  tout : la liberté !! Aussi précieuse soit-elle, elle a toutefois un prix.


Trop de bol diront ceux qui ne connaissent pas les joies de l'indépendance, des angoisses, des refus de propositions (pas de papiers/pas de sous), des vacances non payées, des frais à sa charge, des journées de maladie ou d'absence inexistantes. Les aubaines, il y en a plein. Des horaires à sa guise, pas de collègues aigris et grincheux à tolérer, pas un chef à l'horizon qui dégaine sa montre et distille remarques et exigences.  

L'hiver, je bénis chaque matin de ne pas affronter le froid mordant. Dès les premiers rayons je savoure d'oeuvrer sur la terrasse en regardant les fleurs pousser. Je chéris ces journées à boire des litres de thé, à me couler un bain à 15 h 00 ou à filer prendre le frais pour le plaisir (et par manque d'inspiration). Je jouis de ces heures silencieuses avec, comme comparses, l'écriture et l'ordinateur. Dois-je vous parler de mes nuits où le sommeil ne pointe pas le bout de son nez tant je suis impatiente de redémarrer une journée ? Ou dans le versant opposé, la hantise insistante de ne plus travailler dans deux ou trois mois qui assaille et tenaille, là dans le creux du ventre, durant ces heures nocturnes.

Il y a comme une impudeur à faire le travail que l'on aime, d'autant si celui-ci est nourrit de croyances plus belles que la réalité. Exerçer le métier de ses rêves est quelque chose de fort. Pour soi. Pour les autres, cela peut être méprisant de gagner sa croûte dans la joie et le bonheur. Je m'égare, je m'égare....

Lors d'un repas, un tiers me caricature, d'une manière bête ou méchante - je n'arrive pas à me décider. Il m'imitait donc, cet ignare de la profession, pianotant ou écrivant, un téléphone dans une main et une clope dans l'autre.... Dans un rire gras, auquel les autres convives n'ont pas répondu... Si je me fiche de l'avis d'autrui, à fortiori quand le manque d'éducation et de respect sont présents, dans ce cas très précis, j'ai été profondément blessée. L'une de mes grandes théories (si quelque chose nous marque est que l'on a une leçon à tirer) tourneboulait dans ma tête. Mais quoi ? Pourquoi donc cette idiotie me perturbait ? Puis j'ai trouvé...





Illégitime. Travailler chez soi, surtout dans un milieu rural semble, oui, illégitime. ce n'est pas sérieux tout de même. Tapoter sur un clavier est (je l'ai entendu aussi) "jouer sur l'ordi" (tiens ! Dans un bureau ça se nomme autrement...). J'en arrive aussi à me demander si dans une région catholique, prendre un plaisir infini à un travail qui semble moins laborieux et moins fastidieux que d'autres, ne serait pas injuste voire, allons-y gaiement (je suis un peu saoule), un péché.

Bosser à la maison n'est pas la seule difficulté. Ajoutez des enfants ! Pas que je veuille me plaindre, ils sont l'un des sels de ma vie, mais cloisonner, stopper, ne pas être distrait, mettre des limites entre le boulot et sa vie de famille. Les diversions ménagères (!) ou de présence maternante sont nombreuses. Parfois, je suis en sous-rendement,  parfois je n'arrête pas. De plus lorsque l'on est à la maison et indépendante, on est forcément disponible. Tout le temps. Et pour sa famille et pour ses clients.

Ne parlons pas de la rigueur. De rythme et de maintien de son apparence. Facile d'errer en jogging, pas maquillée ou de préférer vadrouiller. Je pense avoir plus ou moins trouvé la bonne cadence.  Et encore ! Je peaufine, je varie, je cherche ...

L'isolement... Pas de collègues chiants, peut-être, mais la solitude. Appréciée mais pesante certains jours. Les doutes, le juste un café, le lien social, l'émulsion, tout ce qui existe dans une rédaction ou sur un lieu de travail. En même temps, pour rien au monde, je n'échangerai ma place.

Aucune situation n'est parfaite. Il y a un idéal à un moment de sa vie. Pourtant, même ce qui semble exquis a ses travers.

Il y a une part d'ombre. Même dans les moments de grâce. Sans l'ombre, il n'y aurait pas de lumière me disait un jour une sacrée rédactrice ;)

ps - Les photos sans rapport... Initialement je ne pensais qu'évoquer les tenues pratiques d'un travail à la maison !!!

Jupe tissu Hmong - Pull en cachemire et mitaines Benetton - Perf adoré - Sandales Valérie Salacroux





24 commentaires:

Bee a dit…

Je pense me reconvertir en designer graphiste et travailler en indépendant. Ton article tombe pile poil :) Ça m'encourage encore plus ! Laisse les grincheux et les envieux baver, je suis sûre que si on leur proposait la même chose (ou si ils en avaient le courage ...), ils sauteraient sur l'occasion ! Belle journée à toi xxx

Isa a dit…

J'aspire à travailler chez moi pour comme tu le décris si bien m'astreindre de toutes les contraintes qui existent quand ce n'est pas le cas ... mais je sais que je ne saurais pas le faire toute la semaine.
Ma boite est en train de mettre en place le télétravail et j'en attends beaucoup , rester à la maison 2/3 jours par semaine serait parfait...

...et oublie le crétin !

Ôde a dit…

A mon avis, le crétin est jaloux...
Je suis orthophoniste libérale, mais j'ai toujours refusé d'avoir mon cabinet à la maison, pour éviter tout ce que tu décris si justement dans ton article... Mais les contraintes du pas de patients, pas de sous (pas de papier pour toi) - pas de congés payés - pas d'arrêt maladie - etc... Je connais par coeur, pour la boule au ventre et les nuits sans sommeil, idem !!! Mais finalement, rien ne vaut cette liberté parfois si chèrement acquise !!!

Anonyme a dit…

Etre libre, c'est croire qu'on l'est, non ?!
Cette liberté a un prix et mène parfois à justifier notre crédibilité devant un beauffiot sans considération, le même qui doit ravir ses collègues de ses sarcasmes 8h par jour (gloups!).
Plein de mimis,
Lili

Mlle Pika a dit…

Merci pour ce très bel article. Comme pour Bee, il tombe également pile poil pour moi. Je vais tantôt terminer mes études de journalisme et, en ce moment, je me pose des centaines de questions sur mon avenir. Merci donc d'avoir enrichi ma réflexion à travers ce post captivant.

Spiruline a dit…

Les affres de l'indépendance,j'ai connu, je n'en veux plus (mon père y a laissé sa santé) mais le télétravail, j'ai connu et apprécié pendant une longue période. Il m'a permis d'être là pour mes enfants, de gagner ma croûte et de faire travailler mes neurones. Mais j'ai eu de la peine à faire comprendre (aussi et d'abord à mes proches) que même si j'étais à la maison, je bossais et que je ne pouvais pas tout planter pour aller "vite" faire un truc ici ou là pour simplifier la vie de l'autre. L'idéal? c'est peut être de pouvoir combiner deux formes de job, une chez soi et l'autre à l'extérieur... Hmmm ta jupe m'a l'air tout à fait adaptée à cette belle journée ;-)

jicky a dit…

moi aussi, pour mon boulot, j'évalue à bien 70% de ma semaine et de mon temps de travail passée à la maison...Ce que je trouve de plus frustrant (à part d'autres nombreux avantages que je partage avec toi, et/ou inconvénient) c'est d'être autorisée à ne pas s'habiller vraiment le matin... Pour y remédier, je me programme une séance de gym de matin (Reebok easytone step) puis je m'habille et je m'oblige à aller faire un tour (chez Zara à côté!) ou une course (à la poste)...Mais le plus difficile c'est quand il n'y a pas de réelle raison de sortir ou en hiver qd de toute façon le temps est pourri...

Anonyme a dit…

C'est EXACTEMENT tout ça...
Elodie

nadjia a dit…

hello, douce Sarah... ce mode de travail/vie te convient, donc les mauvais coucheurs, ignore-les...merci pour ton blog... signé une lectrice discrète qui envie ta délicatesse, ton esprit, ton mode de vie (ouais,mais gentiment, hein....)

nadjia a dit…

hello, douce Sarah... ce mode de travail/vie te convient, donc les mauvais coucheurs, ignore-les...merci pour ton blog... signé une lectrice discrète qui envie ta délicatesse, ton esprit, ton mode de vie (ouais,mais gentiment, hein....)

Anonyme a dit…

L'essentiel c'est d'arriver à gérer, être heureuse de ce choix et le reste, les autres, ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, laisse les parler. Comme dit Ôde, ce sont des jaloux. Et puis c'est sûr que s'ils te voyaient en train de sauter sur ton lit comme une gamine, ils en feraient une crise d'apoplexie !!!!

Mais j'imagine parfaitement dans quel état ça peut te mettre d'entendre ça. Car je sais quelle dose de volonté et de rigueur il faut pour se tenir à une vraie journée de travail chez soi. Les tentations sont grandes, les excuses faciles à trouver...
Moi je dis bravo !

Gaëlle H.

Anonyme a dit…

C'est un privilège énorme et un risque aussi de travailler chez soi. J'ai fait les deux et je préfère infiniment être moi. Le plus difficile (mis à part avoir régulièrement du travail) est d'avoir une discipline et un rythme régulier. j'ai repéré que je suis hyper concentrée le matin jusqu'à 15h, donc non stop sans manger juste du thé, après travaux manuels ! J'ai aussi passer des nuits avec la cafetière, travailler sur mes précieux genoux un peu partout (cahier ou ordi). je suis contente que tu évoques " tu accoucheras dans la douleur et tu travailleras à la sueur de ton front" . Il y a une telle résignation à subir et les personnes qui nous traitent insidieusement de "glandeuses" ne connaissent pas l'angoisse de la page blanche, des blocages où tu sors pas trois phrases, de l'angoisse d'être acceptée ou pas, la solitude d'oser sortir de soi ce que d'autres taisent etc ... j'admire celles qui prennent le risque de vivre ainsi. Sunny Side

Polly Perkins a dit…

moi j'avoue rester en pyjama jusqu'à 16h les jours où je travaille à la maison, et, comment dire, c'est pas ce qu'il y a de meilleur pour le moral... je rêve de plus de liberté mais je voudrais aussi être libérée du besoin de travailler et pouvoir écrire que pour le plaisir... la réalité est hélas tout autre! Profite, je trouve que tu as quand même de la chance et d'ailleurs tu le dis toi-même, tu ne changerais pour rien au monde! a bientôt

Sarah a dit…

Bee : Pas certaine. je crois que c'est une question de caractère. il y en a qui aiment la sécurité et en tant qu'indépendante, rien n'est certain... ou moins... courage, mais c'est vraiment gratifiant.

isa : concilier les deux est en effet, un super compromis. d'autant que visiblement tu as l'assurance d'avoir du boulot. Cool.

Ode : Je vois qu'on se comprend... Il faut faire des choix, pour moi, prendre un bureau signifie plus de frais donc accepter plus de travail ou plutôt en chercher encore plus. Mais des changemetns se profilent... pour le moment, je suis ravie de cette situation m'ême si (surtout l'hiver) la solitude est pesante. Dans ta profession vous pouvez vous regrouper à plusieurs dans un cabinet ?

Lili : Je n'ai même aps essayer de me justifier. A quoi bon.... c'était tellement idiot. Si j'en parle c'est que ça m'a travaillé durant des semaines et que j'étais justement à un moment où je devais prendre certaines décisions... De toute manière dans la vie on est seul, donc l'avis d'un beaufiot comme tu dis...

Mlle Pika : c'est selon les occasion de la vie, les propositions, sa situation financière et familiale. Un tout pour poser ses choix... et puis, ce qu'il y a de bien dans la vie, est que rien n'est définitif. Enfin si, mais pas le travail, on peut changer de métier (comme je l'ai fait) ou changer d'employeur ou être indépendant. A chacun de trouver la formule qui lui convient.

Spiruline : Rien n'est absolument parfait. perso je trouve plus de positif à ma situation que de négatif. Et puis les enfants, l'envie d'être là avec ce risque de devoir "vite faire ceci ou cela". Mon frère me prête un bureau et d'ici avril je vais modifier un peu le quotidien. Mais surtout dès la rentrée scolaire prochaine.... Les choses varient en fonction aussi de sa situation de famille (âges des enfants etc...)

Sarah a dit…

Jicky : Comme tu dis, apr certains côtés c'est agréable de ne pas avoir à être prête de bonne heure de l'autre, il faut se motiver pour le faire. Surtout en hiver. Dès les beaux jours c'est complétement différent.

Elodie : Tu t'es reconnue ;)))on en a souvent parlé. Et ça me fait du bien à chaque fois. Pas facile que son entourage comprenne.

Nadjia : Merci beaucoup et bienvenue à toi ;))

Gaëlle : Normalement je m'en fiche complètement. C'était tellement affreux de voir l'image que je renvoyais, genre la glandeuse qui s'amuse. je ne parle jamais, jamais de mon travail. Sans crier gare, sans rapport avec le sujet, il a fait ça comme ça. Il était bien le seul à rire mais bon... la méchanceté et le jugement des autres surtout dans les petits endroits est un véritable poison...

Sunny Side : Oh ! comme ton comm me touche... si tu savais... Pour être tout à fait sincère, oui j'adore mon travail qui d'aillerus bien souvent ne me semble aps être du travail. Mais entendre les jérémiades de ceux qui ont leur taf sur une table, n'ont pas à chercher, ne connaissent pas les abîmes des blancs devant une feuille, ne savent pas combien les nuits sont parfois longues etc... et qui parce que tu es chez toi ne considèrent pas que c'est un travail. Dernièrement une maman m'appelle pour els enfants, je suais à grosse goutte sur un sujet (qui sort dimanche ;))) 14h30 et comme parfois, je souffrais et peinais à trouver le ton et l'angle... elle me dit "tu dors ?" ... pfff comment te dire... le décalage était si grand... Et puis chez moi, les gens quantifient ta valeur (et ton job) à tes vacances et à la marque de ta voiture !!! On le fait pour soi, la reconnaissance on s'en fiche... Une de mes amies indépendante comme moi, vient d'être nommée redactrice en chef d'un magatine. Elle me disait l'autre jour, c'est dingue le nombre de gens qui retrouvent mon numéro de téléphone ! D'un coup, elle devient intéressante alors qu'elle l'était tout autant avant... Je m'égare un peu... Vivre de sa passion est un mélange de joie, de bonheur, de plaisir mais aussi de petites douleurs et de grands soucis.
Pour moi, il y a la fin, la nôtre et me dire un jour, à deux pas du grand départ que j'ai été juste et libre n'ont pas de prix.

Polly : Je pesne que ce sont parfois les circonstances et les occsions qui font que... Mais, pour moi, le choix est tout de même capital. J'ai parlé avec les deux hommes du encore et une autre de tes ancienens collègues. Ils sont indépendants et plus que ravis de leur choix. Peut-être qu'un jour tu franchiras le pas... en attendant, tu as aussi un chouette poste. Il y a des avantages et des inconvénients soit en rédaction soit comme indépendant.

marekath a dit…

Je viens de m'installer en tant que graphiste indépendante, milieu rural aussi, bureau dans la maison, je partage tout ce que tu dis, je viens de le découvrir, on a "toujours" le temps de consoler, de mettre une machine en route etc... J'essaie de commencer ma prospection, je dis bien j'essaie, car je n'ai pas encore trouvé le bon rythme ! Bises

Ann-cha a dit…

Ah!!Je me reconnaîs bien là! Je travaille chez moi depuis fin 2009, et ce n'est que depuis peu que j'ai trouvé mon rythme. J'ai dû m'imposer des règles, comme: faire tout ce qui est ménage, linge, rangements le soir, comme ça le matin, pas d'excuse pour me mettre au travail; pas plus d'1h de garderie pour le petit chaque soir, pas de travail le mercredi après-midi; la famille et les amis proches d'abord, le travail après; obligation d'être douchée -maquillée à 9h30 grand max; garder au moins un dimanche de libre par mois, etc... Du coup je travaille souvent très tôt le matin, et très tard le soir, mais bon! Ma plus grande hantise: tomber malade! Alors j'ai une armoire à pharmacie de compète, j'ai choisit un médecin traitant juste à côté de chez moi, et j'ai copiné avec les pharmaciennes du quartier! Enfin bref, pour moi: une liberté très "gérée"! :)

Ôde a dit…

Effectivement, dans mon cas, j'ai travaillé 12 ans seule dans un cabinet puis j'ai intégré ce qu'on appelle une maison para-médicale avec plusieurs praticiens : orthoptiste, ostéopathe, infirmière et pédicure-podologue. C'est vrai que ça aide, on se sent moins seule, mais ça signifie aussi un loyer et des charges que je n'aurai pas eu en travaillant à la maison... Mais, comme je partais travailler, les gens n'avaient pas ce regard sur moi... Celui de "tu bosses à domicile, donc tu fais ce que tu veux quand tu veux"... Qui est complètement faux car on a des objectifs à atteindre, du boulot à faire, le lieu importe peu finalement, le travail fournit est là et bien là !!!

Laurence a dit…

Je viens moi aussi de sauter le pas. En juillet 2010, j'ai quitté la fonction publique, le coeur pas léger du tout, ayant supporté les incompétences d'une hiérarchie pour laquelle c'était elle ou moi. Je me suis libérée tu as raison d'utiliser ce terme, même si en retour, les contraintes ne manquent pas, ni les incertitudes d'ailleurs. Aujourd'hui, je suis installée en libéral et ça ne marche pas trop mal pour un début. Je n'exerce pas chez moi mais non loin et lorsque je n'ai pas de patients, je suis dans mon chez-moi adoré à boire des litres de thé, à traîner sur le net et à lire, beaucoup.
J'ai vraiment aimé ton article et me dis que la solitude, finalement, permet parfois de rencontrer, (certes virtuellement, mais bon...) de belles personnes. Ton blog est très agréable à lire dans son ensemble par ailleurs. Courage !!

paristempslibre a dit…

je decouvre avec mon conge parental! et on apprecie vraiment le sortie les weekends
bise

Travailler chez soi a dit…

Bonjour. Oh que votre article m'interpelle ! Le travail à domicile, une véritable hygiène de vie, et pas si facile que cela. En effet, je travaille moi aussi de chez moi. J'ai monté mon entreprise de référencement et de positionnement de sites internet. Je me retrouve dans vos dires. Je ne compte même plus les réflexions de mon entourage quand je leur dis que je travaille chez moi, ni celles de la belle famille ou pire, de ma compagne. A croire que je suis un féniant, un bon à rien etc... Par contre, si je faisais la même chose à 300 mètres de chez moi dans un bureau, même tout seul, je serais un chef d'entreprise, un entrepreneur... Est-ce de l'ignorance, de la jalousie ? Je ne sais pas, et je m'en fiche en fait.
Bref, tout cela pour vous dire que votre article ma grandement interpellé. On est dans le même panier ;)

Alexandre

aurelia a dit…

bonjour sarah,

je n ai jamais posté de com sur ton blog et pourtant, quel bonheur de le savourer au quotidien!

ce que tu ecris de la mode et de la vie, avec ce ton à la fois doux et incisif, me touche et me parle. je trouve toujours matière à réflexion dans les tiennes, merci!

là j'ai eu envie de réagir car je suis en ce moment énormement remise en cause dans ce que je fais par quelqu'un qui m'est proche (oui je projette, je projette ;-) )

je ne bosse pas chez moi. néanmoins, je suis installée en libéral et je bosse avec des gamins et des jeux... combien de fois n ai je entendu que j avais une chance pas possible de prendre les vacances scolaires (sans une seule allusion aux "non rentrées" d argent qui vont avec, évidemment), que je m amusais toute la journée, que n importe qui pouvait le faire, et plus récemment donc, que si la secu remboursait ce "travail" (mode mépris/dédain "ON") c'était pas étonnant qu'on en soit là (là où??!)

bien sûr, toutes ces remarques acerbes m atteignent, même si mes réparties sont depuis longtemps rodées...
je conseille toujours aux détracteurs de faire mon boulot: après tout, si c est si simple, si reposant et si facile, just do it, comme dirait l autre ;-)

tout ce blabla pour dire que quel que soit ce que tu fais, d autant plus si tu le fais avec bonheur, tu trouveras toujours une personne pour te servir la soupe à la grimace, te trouver bien mal placée pour te plaindre,contester ta légitimité ou tes compétences, critiquer ton mode de fonctionnement... par manque de recul, sans doute, par frustration, probablement,et par simple bêtise encore plus souvent!

bises et merci pour ce blog :-)

Inès a dit…

Je suis aussi indépendante, et travaille depuis chez moi ! Ton article a vraiment fait écho à ce que j'ai vécu, et à ce que je vis encore tous les jours...
Ayant vécu la vie "trépidante" d'une jeune cadre dynamique dans un grand groupe, je tiens à dire que pour rien au monde je ne reviendrai en arrière. Travailler chez soi, c'est avant tout assouvir sa soif de LIBERTE, avec ses avantages, mais comme tu l'as dit aussi, ses inconvénients...

J'ai tout entendu à propos de moi du "oh, mais çà va, toi t'as le temps tu ne travailles pas...", au "mais tu travailles vraiment ?"...

Je crois qu'étant donné le monde dans lequel on vit, les gens considèrent presque "indécent" de travailler et de gagner sa vie chez soi, sans être malheureux. Dans la tête du commun des mortels, travailler doit forcément être pénible !!!

Je crois que les personnes qui font des remarques désobligeantes sont avant tout des personnes frustrées du bonheur et de la sérénité qu'on peut dégager. Ca les renvoit à leur propre situation, et sans doute, à leur propre mal-être dans leur situation professionnelle et personnelle. Elles doivent inconsciemment se dire que puisqu'elles sont malheureuses au travail, tout le monde doit l'être, que le monde va ainsi....

Soit ! Parmi ces gens résignés, il existe encore une petite poignée d'irréductibles indépendants qui ont eu un jour le courage d'assumer leurs convictions, et de sa battre pour se construire leur travail idéal...depuis chez eux ! XD

Inès a dit…

Je suis aussi indépendante, et travaille depuis chez moi ! Ton article a vraiment fait écho à ce que j'ai vécu, et à ce que je vis encore tous les jours...
Ayant vécu la vie "trépidante" d'une jeune cadre dynamique dans un grand groupe, je tiens à dire que pour rien au monde je ne reviendrai en arrière. Travailler chez soi, c'est avant tout assouvir sa soif de LIBERTE, avec ses avantages, mais comme tu l'as dit aussi, ses inconvénients...

J'ai tout entendu à propos de moi du "oh, mais çà va, toi t'as le temps tu ne travailles pas...", au "mais tu travailles vraiment ?"...

Je crois qu'étant donné le monde dans lequel on vit, les gens considèrent presque "indécent" de travailler et de gagner sa vie chez soi, sans être malheureux. Dans la tête du commun des mortels, travailler doit forcément être pénible !!!

Je crois que les personnes qui font des remarques désobligeantes sont avant tout des personnes frustrées du bonheur et de la sérénité qu'on peut dégager. Ca les renvoit à leur propre situation, et sans doute, à leur propre mal-être dans leur situation professionnelle et personnelle. Elles doivent inconsciemment se dire que puisqu'elles sont malheureuses au travail, tout le monde doit l'être, que le monde va ainsi....

Soit ! Parmi ces gens résignés, il existe encore une petite poignée d'irréductibles indépendants qui ont eu un jour le courage d'assumer leurs convictions, et de sa battre pour se construire leur travail idéal...depuis chez eux ! XD